© Denis Allard

Tout petit, je voulais être pâtissier. L’infini des possibles mêlé à la rigueur des dosages était pour moi un équilibre parfait de créativité et de science. Puis en 1983, vers l’âge de 10 ans, je découvris l’ordinateur (un TO7/70) et je lâchais fourneaux et tablier pour me plonger dans le langage BASIC et la programmation. Je ne devais plus regarder en arrière.

J’ai ainsi eu la chance extraordinaire de savoir très tôt ce que je voulais faire. Il était évident pour moi que j’allais consacrer ma vie à l’informatique, et j’ai naturellement choisi une voie scientifique. Plus que l’informatique, j’étais passionné par l’architecture interne des ordinateurs et j’optai après un BAC C pour une école d’ingénieur spécialisée en microélectronique, l’ESIEE.

Dès ma première année (sur un cursus de cinq ans), je commençai à bidouiller en électronique avec Laurent, binôme rencontré au hasard d’un TP. Sur les mois qui suivirent, nous écrivîmes des dizaines d’articles techniques pour diverses revues comme Électronique Pratique. Ce moment fut, je pense, décisif pour moi : je gagnais en autonomie financière et surtout je pouvais construire et créer ce que je voulais, tout en devant respecter une contrainte de marché sur mes choix.

En 1995, ce fut le coup de tonnerre : Internet commença à débarquer en France aux yeux du grand public. Un nouveau monde s’ouvrit alors à nous. Voyant les possibilités infinies des autoroutes de l’information (comme on les appelait à l’époque), nous décidâmes avec Laurent de nous associer et, bien qu’encore étudiants, de fonder notre première entreprise.

S’en suivirent plus de vingt ans d’ascenseur émotionnel mêlé de joies et de peines, d’aventures humaines extraordinaires, de succès magnifiques et d’échecs épiques, de rêves parfois brisés, parfois sublimés, le tout au travers d’une demi-douzaine de startups dans presque autant de pays.

La dernière en date : Ledger, leader mondial des solutions de sécurité pour cryptoactifs (tels que le Bitcoin). Partie en 2014 du constat simple, mais prometteur, que la carte à puce pouvait devenir le coffre-fort de la technologie blockchain. L’entreprise emploie aujourd’hui presque 200 personnes et génère des dizaines de millions d’euros de revenus. J’en ai assuré la direction opérationnelle pendant ses cinq premières années, avant de passer la main à un nouveau CEO, tout en gardant un mandat (bien moins contraignant) de Chairman.

Ma première leçon dans le domaine de l’entrepreneuriat date de 1995, elle eut lieu dans les couloirs de la FNAC des Halles à Paris alors que je cherchais à comprendre comment créer une entreprise. Au hasard des étagères, j’ouvris un livre au hasard et tombai sur la citation suivante : « Savoir diriger c’est savoir s’entourer ».

Jamais je n’aurais pu lire quelque chose de plus fondamental à ce moment-là.

Aujourd’hui, je souhaite mettre mon expérience, mon énergie et mon capital à disposition d’autres entrepreneurs.

Après avoir réussi à toujours bien m’entourer, il est temps à mon tour d’entourer.

Mon portrait diffusé tel que diffusé dans Qui veut être mon associé ?


Mandats sociaux

  • Président exécutif du conseil d'administration de Ledger
  • Président non exécutif du conseil d'administration de Coinhouse
  • Président non exécutif du conseil d'administration de Dodo Hotel
  • Président de Quatre Vingt Dix, holding personnelle de participations